Luxe à la française et confidentialité


Magazine N°3

La Place Vendôme : Le symbole planétaire de l'élégance

1699.
Le contour de la Place Vendôme telle qu’on la connait est tracé, fruit d’un projet d’urbanisme porté par Louis XIV à l’endroit l’ancien Hôtel du Duc de Vendôme.
C’est alors un lieu résidentiel où l’on donne de somptueuses fêtes.

Jusqu’au début du règne de Louis XV, la place Vendôme ne proposait aucun commerce. On la comparerait aujourd’hui à l’avenue Foch. Ce sont plus des financiers que des anciennes familles de l’aristocratie qui y résident.

Puis, Napoléon trace la rue de la Paix et ouvre la Place par le Nord. Avec en son centre, la célèbre colonne qui retrace les heures glorieuses d’Austerlitz, elle s’inscrit dans l’échiquier urbain du quartier comme un bijou à la taille précise, comparable au travail d’exceptions des premiers bijoutiers qui délaisse la Cité et le quai des Orfèvres pour s’y installer.

César Ritz ne s’y trompe pas et ouvre son hôtel en 1898 au numéro 15 de la Place. Boucheron son contemporain s’installe au 26, en face. Le cristallier d’art Lalique occupe quelques années plus tard le 24, qu’il cède ensuite à la maison Van Cleef & Arpels dans le brouhaha jovial de cet espace encore envahit par les automobiles de l’époque. Au XXème siècle tous les grands noms de la joaillerie et de l’horlogerie occupent désormais les lieux, au fil des disponibilités.

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Au centre de ce quartier aéré par la vivante rue saint-Honoré envahit par les enseignes de prêt à porter et proche du Jardin des Tuileries, la Place Vendôme est au monde de la joaillerie ce que la France est dans l’imaginaire du luxe : son cœur universel.

Elle est alimentée dans la conscience collective par son esthétique photogénique, magnifiée par une imagerie cinématographique prisée des parfumeurs, de l’hôtellerie d’exception et des grandes enseignes de l’habillement et de l’accessoire de mode.

Dans l’air palpable du luxe à la française, les courants d’affaires ne sont jamais bien loin. Les cours secrètes qui s’ouvrent à l’arrière  de la Place accueillent les grands fonds souverains de la planète, propriétaires des murs les plus chers et convoités de la capitale.

Et puis il y a ses habitants. Rares, discrets. Observateurs invisibles d’un univers brillant et cosmopolite, ils mesurent leur chance unique : ici il faut attendre 12 ans en moyenne pour espérer poser ses valises.

Cibiscus a toutefois eu la chance d’y découvrir un appartement confidentiel et unique, magnifié par des pièces artistiques rares, de Lalique Art, de l’italien Boetti ou du premier représentant de Madagascar à la prochaine Biennale de Venise : Joel Andrianomearisoa.

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